Petite introduction : cette loi c'est quoi, d'où vient elle?
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Petite introduction : cette loi c'est quoi, d'où vient elle?
Article L141-1 du code de l’éducation :
« La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation, et à la culture; l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat » (et aussi al. 3 du préambule de la Constitution de 1946).
Le 4 août 2007 a été votée la loi dite « Relative aux libertés et responsabilités des universités ». Si le constat d’une défaillance de l’Université, pour assurer sa mission d’enseignement de qualité, est clair pour tous, toute réforme n’en est pas pour autant bienvenue. Déjà refusée sur le fond à deux reprises (2003 et 2005), cette loi s’inscrit pleinement dans la logique des réformes libérales engagées depuis plusieurs années.
La réforme dite « LMD » (2002), sous couvert d’une harmonisation européenne des systèmes d’éducation, a en réalité enteriné une inégalité des diplômes.
La dernière loi sur la recherche (LOPRI, 2005) a en partie soumis la recherche aux investisseurs privés.
La loi d’autonomie, dernière étape de ce processus, introduit massivement les intérêts privés dans la gouvernance et le financement des universités. Il ne s’agit donc pas de « rupture » mais bien de continuité.
Cette loi, sous couvert d’une résolution miraculeuse de la double crise de l’Université et de l’emploi, a été élaborée en catimini et votée pendant l’été pour éviter toute contestation. Pourtant de nombreuses mises en garde ont été envoyées au gouvernement. Ainsi différentes institutions se sont prononcées contre cette réforme :
· Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche) du 22 juin 2007,
· 25 Conseils d’administration d’universités (dont Caen),
· De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives (ANDES, ATTAC, CFDT, CGT, FAGE, FCPE, FO, FSE, FSU, LDH, Les Verts, PC, PS, UNEF, UNL, UNSA, Sauvons la Recherche, SUD, Syndicat de la Magistrature...).
« La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation, et à la culture; l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat » (et aussi al. 3 du préambule de la Constitution de 1946).
Le 4 août 2007 a été votée la loi dite « Relative aux libertés et responsabilités des universités ». Si le constat d’une défaillance de l’Université, pour assurer sa mission d’enseignement de qualité, est clair pour tous, toute réforme n’en est pas pour autant bienvenue. Déjà refusée sur le fond à deux reprises (2003 et 2005), cette loi s’inscrit pleinement dans la logique des réformes libérales engagées depuis plusieurs années.
La réforme dite « LMD » (2002), sous couvert d’une harmonisation européenne des systèmes d’éducation, a en réalité enteriné une inégalité des diplômes.
La dernière loi sur la recherche (LOPRI, 2005) a en partie soumis la recherche aux investisseurs privés.
La loi d’autonomie, dernière étape de ce processus, introduit massivement les intérêts privés dans la gouvernance et le financement des universités. Il ne s’agit donc pas de « rupture » mais bien de continuité.
Cette loi, sous couvert d’une résolution miraculeuse de la double crise de l’Université et de l’emploi, a été élaborée en catimini et votée pendant l’été pour éviter toute contestation. Pourtant de nombreuses mises en garde ont été envoyées au gouvernement. Ainsi différentes institutions se sont prononcées contre cette réforme :
· Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche) du 22 juin 2007,
· 25 Conseils d’administration d’universités (dont Caen),
· De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives (ANDES, ATTAC, CFDT, CGT, FAGE, FCPE, FO, FSE, FSU, LDH, Les Verts, PC, PS, UNEF, UNL, UNSA, Sauvons la Recherche, SUD, Syndicat de la Magistrature...).
Il suffit de lire la loi pour être contre !
Pour une abrogation immédiate de la loi !
Pour une abrogation immédiate de la loi !
Tout comme pour l’adoption et l’acceptation du LMD, cette nouvelle réforme est censée améliorer le fonctionnement des universités françaises. Une simple loi, votée à la va-vite pendant l’été serait donc le remède miracle. Mais alors pourquoi n’avoir organisé aucune réelle concertation avec les acteurs des universités ?

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